1. Quelques questions.

Q : Mais la réalité ne ressemble pas à ce que le Rav écrit ! – R : Bien sûr, ce n’est pas évident, sinon il n’y aurait pas besoin d’Orot, il suffirait de lire le journal ! Ce livre des ‘Lumières’ nous apprend justement ce qui est derrière l’apparence de la réalité. Il nous apprend que la force intérieure invisible, inconsciente, qui pousse la nation à revenir à Sion, n’est autre que l’envie de vivre la Thora dans sa totalité.

Q : Mais ce n’est pas comme cela que parlent les sionistes ! – R : De toute façon il n’est pas question ici de ce qu’ils disent ni de ce qu’ils expriment, car sinon, comme nous l’avons dit, il suffirait de lire le journal ! On parle ici de ce qui se trouve “dans le cœur intérieur, dans les chambres de sa pureté et de sa sainteté”.

Q : L’État d’Israël n’est-il pas un état de renégats “Nous ne croyons pas au régime des sionistes, et nous ne tenons pas compte de leurs lois ? – R : C’est faux, c’est un état de croyants ! Où l’étude de la Thora est-elle aussi développée et florissante que dans la Terre d’Israël, qui est remplie de yéchivot et de séminaires ? Ces ‘renégats’ ne sont pas vraiment des renégats, eux-mêmes ne savent pas d’où vient tout cela, ils ne connaissent pas ‘l’inconscient collectif de la nation. Pour accéder à l’inconscient de l’homme, il faut connaître ses rêves. Et quels sont les rêves de la nation d’Israël ? – “Chant des degrés : quand l’Éternel ramena les captifs de Sion, nous étions comme des rêveurs” [Psaumes 126, 1]. Voilà quels sont nos rêves ! Un jour, le Président des États-Unis George Bush déclara : “Cessez de rêver du ‘Grand Israël’” ! Deux Talmidé Hakhamim lui répondirent : “Jusqu’à présent nous savions que les Américains voulaient nous dire ce que nous devons faire, mais jamais encore ils ne nous avaient dit ce que nous devons rêver… Nous devons donc vous faire savoir que nous continuerons de rêver, car bien avant la naissance de l’Amérique nous rêvions déjà du retour à Sion, et nos rêves se réaliseront un jour, alors que l’Amérique n’existera plus…” [Béahava Ouvé-émouna, Simhat Thora 5767].