Terre d’Israël

Le sionisme, expression de l’amour de notre peuple pour la Terre d’Israël

Le Retour à la terre d’Israël est un thème majeur lié à la perspective messianique, indissociable du judaïsme. Le sionisme est l’instrument politique de ce retour, et dans la pratique c’est un mouvement incluant de nombreuses nuances et différentes factions. Les différents commentateurs ont offert des définitions du sionisme variées en fonction de leurs objectifs, pas toujours précises historiquement ou idéologiquement.

Les attributs du  sionisme

  1. Une idéologie laïque apparue à la fin du 19e siècle, qui soutient que le peuple juif est un peuple comme les autres et qu’il devrait se rassembler dans un seul pays, la terre d’Israël. Mais le terme ‘sionisme’ a été employé à posteriori pour décrire tous les efforts d’individus ou de communautés juives pour revenir en Terre d’Israël qui ont émaillé l’histoire au cours des siècles, et qui étaient jusqu’alors toutes motivées par l’aspiration religieuse au retour à la Terre d’Israël, notre Terre sainte.
  2. Le terme « sionisme » a été apparemment inventé en 1891 par le publiciste autrichien Nathan Birnbaum pour décrire cette nouvelle idéologie, qui se développait dans le contexte de l’antisémitisme européen, et de l’essor des mouvements nationaux à travers le monde. Dans sa logique, le peuple juif devait se soustraire aux persécutions en se rassemblant dans sa patrie antique, la Terre d’Israël. 
  3. Le Mouvement Sioniste a été fondé par Théodore Herzl en 1897, sur la base idéologique de son livre « L’État juif », et en incorporant les mouvements déjà constitués tels que les « Amants de Sion » (« Hovevei Tsion « ). Herzl chercha à obtenir par la voie diplomatique l’accord des gouvernements européens pour établir un foyer national sous leur protection en Terre d’Israël. Défenseur infatigable de son projet, il mourut en 1904 sans avoir vu ses premiers aboutissements, avec la Déclaration Balfour en 1917 et le mandat confié au gouvernement britannique en 1922 pour la fondation d’in foyer national juif en Palestine. 
  4. Le sionisme religieux. Après différentes tentatives dès la fin du 18e siècle, et notamment celle des élèves du Gaon de Vilna, la première grande vague d’immigration (« Première Aliya ») eut lieu de 1881 à 1903. Essentiellement constituée de Juifs orthodoxes venant de l’Empire russe, aidée par les mécènes européens tels le baron Edmond de Rothschild et Sir Moshe Haïm Montefiore, elle compta environ 10 000 personnes. Après la mort d’Herzl et avec la Deuxième alya (1903-1914), l’immigration se développa pour fuir les pogroms d’Europe Centrale. Elle était composée principalement de sionistes socialistes de l’Empire russe, 30 000 à 40 000 personnes à l’origine des partis politiques de gauche qui furent créés en Palestine et dirigèrent l’état d’Israël à sa création en 1948. C’est à cette période que le monde orthodoxe prend définitivement ses distances avec le Mouvement Sioniste. La nécessité de rassembler les religieux sionistes amena le Rav Itzhak Yaakov Reines, du groupe Hovevei Tsion, à fonder dès 1902 l’organisation sioniste religieuse  « Mizrahi », qui fut transformée en parti politique en Palestine en 1922.

Références historiques :

Histoire du sionisme : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_sionisme

Chronologie du sionisme : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_du_sionisme

Les différentes aliyot : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alya

Binyamin Zeev (Theodor) Herzl : https://fr.wikipedia.org/wiki/Theodor_Herzl

Pour appréhender le sionisme et le retour à la terre d’Israël dans sa perspective divine, retrouvez la pensée du Rav Kook et son amour de la Terre d’Israël sur https://ravkook-lumieres.com/.